Le Collectif de recherche-action sur le travail et l’association socioéconomique (CREATAS) a été créé en contexte de début de pandémie de la COVID-19 par trois chercheures québécoises en mars 2020, soit Louise Boivin (UQO), Anne Renée Gravel (TÉLUQ) et Marie-Hélène Deshaies (Université Laval). Son site web constitue un espace de diffusion des recherches qu’elles mènent sur les conditions de travail et d’emploi, ainsi que la représentation et l’action collectives dans ce qui est communément appelé le travail de care, le travail de soin ou le travail de reproduction sociale. Leurs études portent en particulier sur les secteurs d’activités suivants: services d’aide à domicile, services d’hébergement de longue durée et services de répit pour les personnes proches aidantes. Le Collectif partage un cadre analytique féministe matérialiste intersectionnel qui postule que les phénomènes sociaux s’inscrivent dans divers types de rapports de pouvoir qui interagissent, et qui sont aussi contestés. Il s’agit des rapports sociaux de sexe et de genre, de racisation, de classe, de colonialité, le capacitisme, l’âgisme et d’autres rapports de domination variant selon les contextes.